Il me reste 09 minutes de batterie, je
les mets à profit pour te suggérer ton envie du jour: retrouver le
chèque en blanc que j’ai fait pour les factures ce mois-ci. Sinon Hydro
va nous couper les vivres, et c’est mal. Surtout pour recharger le
bazar et raconter l’excellent concert d’Arno auquel j’ai assisté la
semaine dernière.
Je vous fais l’ambiance vite fait: première partie tristement
souriante. Une adorable et belge jeune fille menue sautille pieds nus
sur la scène. Ils se sont trompé de musique. C’est un vieux rock
métallisant, paroles super crédibles pour la fille naturelle de Camille
et Marc Lavoine, qui chante: “je suis une maison vide, sans
locataire, y a de la poussière sur les meubles” .Comme première
partie, on a déjà fait mieux. D’ailleurs le mieux qu’on ait fait c’est
pas de première partie. That’s as réac as I get.
Et là, c’est la drame. Ethymologiquement, je parle. Arno est dans la place
A y est, ça fait 9 minutes. A toute pour la suite.
Arno donc, à part 2-3 chansons décidemment trop métal, a une patate qui
ferait passer Madonna pour Benoît XVI. Dès que les effets de la coke se
sont dissipés, ils s’est mis à balancer des vannes, raconter sa vie, et
chanter comme il sait si à peu près le faire. La comparaison avec la
voix Tom Waits est un peu galvaudée, mais y a du vrai. Elle est chaude
et ronronnante. Si tu disposes de .99 cents, je te conseille de courir
acheter “Dans les yeux de ma mère”. Sinon, tu peux télécharger tout
l’album comme ça ce sera fait.
En somme, je le recommande à un ami.
Les belges, ils font pas que des Frites, alors!
A la tienne.
